LES REPONSES DES CANDIDATS

Les réponses des candidats face à la Franchise Sarkozy

Jean-Luc Préel, député de la Vendée
Pour François BAYROU

François BAYROU est opposé au principe de la franchise telle qu’elle a été présentée.

bayrou

En effet, elle ne pourra qu’aggraver une médecine à plusieurs vitesses telle qu’elle a été mise en place par la réforme de l’assurance maladie.
De plus, elle comporte de très nombreuses imprécisions puisque nul ne sait aujourd’hui si elle sera payée par la personne, par la famille, par semaine, par mois ou par année.
Elle pénalisera, bien entendu, les malades et elle ne résoud en rien le financement de la sécurité sociale.

À l’UDF, nous préconisons le développement de la prévention, la prise en compte des besoins et pour responsabiliser le patient, trois mesures essentielles :
La première, une consultation annuelle approfondie aboutissant à un contrat passé entre le médecin et son malade pour préciser les bonnes pratiques pour être en bonne santé, le remplacement de la CMU par une aide personnalisée à la santé pour supprimer l’effet de seuil et enfin, la mise en oeuvre d’une caution remboursable pour les complémentaires.


Dominique VOYNET

Ce n'est pas en culpabilisant les assurés sociaux et en décourageant les plus faibles d'accéder aux soins de proximité qu'on améliorera le niveau de santé de la population.

Dominique Voynet

Cette mesure ne peut être source d'économies. Cela a par contre comme conséquence  de  faire croître les inégalités sociales et  d'empêcher les personnes les plus pauvres de se soigner. C'est le contraire de la politique que je veux. Par ailleurs, la franchise a pour but de dissocier une fraction importante de la population du système d'assurance maladie. Il est évident que les plus jeunes qui sont évidemment en meilleure santé, n'auraient , de ce fait, plus aucun remboursement pendant des années  et risquent de se lasser de cotiser en n'ayant aucun retour. Ils seraient alors plus sensibles aux sirènes de l'assurance privée. C'est une façon de préparer le terrain au passage de  notre système d'assurance maladie à un système d'assurances privées, comme cela a été le cas aux Pays Bas en janvier 2006. Ce serait la fin de notre système solidaire. C'est pour cela que je propose une refondation du système de santé et d'assurance maladie sur une logique de santé publique : faire face aux épidémies modernes (cancer, diabète et obésité, maladies cardiovasculaires et affections mentales), qui touchent une proportion croissante de nos concitoyens et forment le gros des dépenses de santé.
Agir pour un meilleur état de santé de la population,  c'est assurer , à terme, la pérennité de notre système de santé et d'assurance maladie. La privatisation est la fausse solution, car elle ne résout pas les problèmes de financement et aggrave la situation sanitaire cf les Etats Unis qui dépensent 5 points de PIB en plus que nous et sont loin derrière les autres pays développés en termes d'indicateurs sanitaires.


José BOVE

Nicolas Sarkozy est bel et bien le candidat du Medef et des compagnies d'assurance privées.

bove

Alors qu'il faut rétablir l'égal accès des citoyens à la santé tout en entamant une refonte en profondeur de notre système de soins (politique de santé fondée sur la prévention, politique de lutte contre les maladies liées à la dégradation des conditions de travail et environnementales, création d'un office public du médicament, promotions de nouvelles formes d'exercice de la médecine de ville, refonte de la politique hospitalière qui revalorise l'hospitalisation publique, refonte des études médicales et de la formation continue, etc.), la droite s'emploie année après année à saper les bases de la Sécurité sociale telle qu'elle a été conçue aux lendemains de la seconde guerre mondiale.

Tout en parlant de "franchise", Nicolas Sarkozy avance – sans franchise aucune ! – sa proposition comme s'il s'agissait d'une mesure d'équité vis-à-vis des "10% de Français qui n'ont pas de couverture complémentaire", alors qu'il s'agit en réalité d'une mesure supplémentaire visant au démantèlement de la protection sociale solidaire et à l'ouverture d'un nouveau marché aux firmes capitalistes.

Nous ne laisserons pas faire les prédateurs et nous soutiendrons toutes les initiatives permettant d'ouvrir un large front de résistance antilibérale associant les salariés, les usagers, les assurés et les personnels de santé.


Ségolène ROYAL

La « franchise sur les soins » que propose Nicolas Sarkozy constitue une grave menace pour l’égalité d’accès aux soins et pour l’assurance maladie solidaire.

Ce serait un premier pas vers un recours à un système de type assurance privée à l’américaine, qui a échoué, avec des dépenses élevées, des résultats sanitaires médiocres et au moins 40 millions d’américains dépourvus d’assurance maladie

Je tiens à préciser que cette franchise pénaliserait les plus modestes et altérerait l’accès à la médecine de premier recours et à la prévention. La solution préconisée par le candidat de l’UMP engendrerait un risque social grave et un recul sanitaire pour le pays.


Marie-Georges BUFFET

buffet

C'est bien volontiers que je m'associe à votre appel contre le projet de M. Sarkozy de franchise des soins. Comme vous le faites remarquer, cette franchise est "socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique."


Christian Lehmann

www.christianlehmann.net
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